club rcao club éleveurs oiseaux en Charente maritime

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LES ECLECTUS

LES ECLECTUS


 
Texte : A. Huyghe, A. Baert.
 
Les éclectus sont certainement des oiseaux à part dans le monde des becs crochus. Ceci pas en moindre mesure par la grande différence entre le mâle et la femelle. Et, il faut le dire, cette fois-ci la femelle est plus remarquablement colorée et plus jolie que le mâle. Le plumage de la femelle est coloré de rouge et de bleu avec un peu de jaune, alors que le mâle est presque uniformément vert, avec du rouge sur les flancs.
Ceci en ce qui concerne les espèces d’éclectus et c’est d’eux qu’il est question dans cet article. Les systématiciens classent, outre les éclectus, les espèces de Tanygnatus et les Psittinus dans le même groupe.
 
Le genre Eclectus se rencontre en Nouvelle Guinée et dans différentes îles aux alentours ; à l’ouest jusque sur l’île de Sumba (Indonésie) et à l’est jusqu’aux îles Salomon. Ils ont également une aire de distribution relativement petite en Australie dans l’extrême nord de la péninsule Cape York.
Dans la plupart des ouvrages de référence, on mentionne 10 sous-espèces, dont une qui n’est plus reconnue par la plupart des systématiciens. Il s’agit de la sous-espèce Eclectus roratus westermani (Bonaparte 1850) qui est toujours mentionnée dans l’ouvrage « Parrots of the World » (Forshaw second edition 1978) et dans « Lexicon der Papageien » de Thomas Arndt. Cet oiseau est seulement connu par les 11 exemplaires naturalisés dans un musée. Ces oiseaux empaillés proviennent d’exemplaires en captivité et dont l’origine est inconnue. Certains systématiciens pensent même qu’il s’agit de croisements. Nous n’en faisons donc pas mention dans la liste des sous-espèces.
Chez les sous-espèces d’éclectus, ce sont surtout les femelles qui présentent quelques différences; chez les mâles la différence est plutôt faible.
 
Sous-espèces
 
- 1. Eclectus roratus roratus (Grand Eclectus ou Eclectus de Céram) : La forme nominale que l’on retrouve sur les îles suivantes : Céram, Buru, Ambon, Saparua et Haruku.
Il faut noter que l’espèce a déjà disparu sur les îles d’Ambon, de Saparua et d’Haruku à cause de la capture intensive pour le commerce.
 
- 2. Eclectus r. vosmaeri : L’aire de répartition de ceux-ci se trouve sur certaines îles des Moluques : Morotai, Halmahera, Ternate, Kayoa, Mare, Damar, Bacan et Obi. Ils sont nettement plus grands que la forme nominale.
 
- 3. Eclectus r. cornelia : Cette sous-espèce se rencontre uniquement sur l’île de Sumba. Avec ses 37 cm, il est plus grand que la forme nominale. La femelle est totalement rouge sur la nuque, la poitrine et le ventre, ce qui la distingue facilement des sous-espèces précédentes. Chez le mâle la partie des plumes rouges des flancs est nettement plus étendue. La pérennité de cette espèce est fortement menacée dans la nature.
 
- 4 Eclectus r. riedeli : Celui-ci se remarque surtout par sa petite taille (33 cm). La femelle possède également une nuque, poitrine et ventre rouges comme chez l’éclectus r. cornelia, mais elle a des sous-caudales jaunes. Le mâle se reconnaît surtout à sa petite taille et à des rémiges bleu-foncé sans ourlet vert. Cette sous-espèce vit sur les îles Tanimbar en Indonésie.
 
- 5. Eclectus r. polychloros. (Eclectus de Nouvelle-Guinée) : Chez cette espèce on remarque immédiatement la séparation nette entre la tête, nuque et haut de la poitrine rouges et le bleu intense, souvent avec un reflet violet, du ventre. Taille : environ 37 cm. Cette sous-espèce est endémique en Nouvelle Guinée et quelques îles aux alentours.
 
- 6. Eclectus r. biaki: Celui-ci se rencontre sur l’île de Biak au nord-ouest de la Nouvelle Guinée. Il est très proche de l’éclectus r. polychloros mais serait un peu plus petit (35 cm). La question est posée par certains s’il faut le considérer comme une sous-espèce à part.
 
- 7. Eclectus r. aruensis: se retrouve uniquement sur les îles Aru et ressemble beaucoup à l’éclectus r. polychloros.
 
- 8. Eclectus r. macgillivrayi: La seule sous-espèce que l’on rencontre en Australie sur le côté est de la péninsule Cape York. En ce qui concerne les couleurs, il ressemble au polychloros, mais se reconnaît surtout à sa grande taille (40 cm). La queue est également proportionnellement plus longue que chez les autres espèces.
 
- 9. Eclectus r. solomonensis: Chez le mâle, le vert est un peu plus jaunâtre que chez les espèces précédentes. Le rouge chez la femelle est légèrement plus clair et elle possède une bande bleu-violet remarquable autour de l’œil. Cette espèce se rencontre sur les îles Salomon.
 
Dans la pratique, seulement trois à quatre de ces espèces sont suffisamment présentes dans les volières : l’éclectus de Nouvelle Guinée (éclectus r. polychloros) qui est le plus élevé, l’éclectus de Salomon (éclectus r. solomonensis) et l’éclectus Vosmaeri (éclectus r. vosmaeri) qui sont un peu moins présents et en moindre mesure l’éclectus de Céram ou Grand Eclectus (éclectus roratus roratus).
 
Sans doute y a-t-il une bonne partie des oiseaux élevés qui ne sont pas de race pure, ceci à cause de la difficulté à déterminer chez les mâles la sous-espèce exacte.
 
Dans la nature
Ils nichent très haut dans des trous des arbres. Ce sont des habitants de l’étage le plus élevé dans la forêt. On aurait aperçu ces oiseaux pour la première fois lorsqu’ils visitaient les jardins de Bougainville, une des îles Salomon où ils venaient manger du maïs doux, des bananes et des papayes.
En dehors de la période de reproduction, on observe les éclectus généralement seuls, par paires ou en petits groupes. Parfois de plus grands groupes sont formés près des arbres où ils passent la nuit.
 
Observations en Australie
Un ornithologue Australien Rob Heinsohn a observé pendant huit ans le mode de vie d’un groupe d’éclectus.
Tout d’abord, il semble que les éclectus soient des exceptions dans le monde des perroquets. Ils ne vivent pas en couple comme la plupart des becs crochus. Aussi bien les femelles que les mâles sont polygames.
Afin de pouvoir observer les oiseaux, Rob et ses collaborateurs avaient établi plusieurs points d’observation dans les arbres à proximité du nid de la femelle qu’il a suivie en particulier pendant 8 ans.
Les oiseaux étaient capturés, bagués et tous étaient catalogués avec leur ADN ; un minuscule transmetteur était fixé sous la queue des mâles. On pouvait donc suivre leurs déplacements par avion.
C’est la femelle qui choisit un nid dans un trou d’arbre, parfois à une hauteur de 20-30 mètres. Elle défend son nid (surtout contre les autres femelles) et ne le quitte pratiquement pas pendant toute la saison de reproduction qui dure 9 mois. Elle se comporte un peu comme une invalide qui a besoin d’aide. Pendant cette période, plusieurs mâles viennent la nourrir et comme récompense, elle s’accouple avec chacun. Rob en a même compté sept qui faisaient la queue…
Mais apparemment, elle a quand même un favori, car des 24 jeunes qu’elle a élevés pendant ces huit ans, 19 étaient du même père.
En suivant les mâles par avion, on a pu constater qu’ils cherchent de la nourriture sur une très grande superficie, jusqu’à 100 km2 ! Ceux-ci vont également visiter plusieurs petites copines, parfois 3 ou 4, qu’ils nourrissent et aident dans l’élevage des jeunes. Des examens d’ADN ont prouvé qu’un seul mâle peut être le père de plusieurs nichées dans une colonie.
 
Nourriture
Dans la nature, ces oiseaux consomment surtout des fruits, baies, noix, graines, feuilles, fleurs et nectar. Si l’on veut les garder en bonne condition, il faut tenir compte du fait qu’il s’agit ici d’oiseaux qui sont beaucoup moins adaptés à une nourriture à base de diverses graines.
Des légumes et verdures sont un must pour ces oiseaux.
Une large offre de fruits divers est très importante. Afin d’éviter au maximum le gaspillage, il est conseillé de donner les fruits coupés en petits cubes, car ils ont l’habitude de prendre un morceau de fruit avec la patte, d’en manger un petit bout et de laisser tomber le reste.
 
Des éleveurs expérimentés indiquent que parfois, certaines maladies se déclarent suite à un manque en vitamine A. Ceci est dû au fait qu’il n’y a pas de vitamine A dans les fruits et légumes, seulement de la provitamine. Certains oiseaux ne sont pas capables de transformer la provitamine en vitamine A. Donner une préparation de vitamines peut ici être la solution.
 
Dans la volière
Le temps est heureusement révolu où ces oiseaux étaient détenus uniquement pour leur beauté comme exemplaire unique. Actuellement la détention de ces espèces est généralement destinée à la reproduction. Une meilleure connaissance de leur vie dans la nature et surtout de leur alimentation naturelle a contribué au succès grandissant de l’élevage en volière. Ceci est sans aucun doute une bonne chose, car probablement, l’élevage en captivité pourrait être déterminant pour la sauvegarde de certaines sous-espèces. Car à quoi bon de les protéger dans la nature, par l’interdiction de la capture par exemple, si, en même temps on ne fait rien contre la destruction de leur biotope. 
 
L’éclectus de Céram (appelé généralement Grand Eclectus)
(Eclectus roratus roratus)
Description
Longueur: 35 cm.
Mâle:
Le plumage est vert, sur la tête légèrement jaunâtre. Les vexilles externes des rémiges sont de couleur bleu-violet. Les flancs et les couvertures sous-alaires sont rouges. Les rectrices ont un ourlet étroit jaunâtre. La mandibule supérieure du bec est rouge corail à la base, passant au jaune vers la pointe. La mandibule inférieure est noire. L’iris est orange, les pattes sont grises.
Femelle:
La livrée est rouge, plus foncé et brunâtre sur le dos et les ailes. La poitrine, le ventre et le manteau sont bleu-violet foncé. Les vexilles externes des rémiges violet foncé.  Les rectrices ont à peine un petit ourlet orange-jaune. Le bec est noir, l’iris orange-jaune.
 
Distribution:
Voir ci dessus chez les sous-espèces. Il faut néanmoins signaler que les oiseaux habitant Céram ressemblent déjà beaucoup à l’éclectus vosmaeri.
 
 
 
L’éclectus Vosmaeri
 (Eclectus roratus vosmaeri)
Description 
Taille: 38 cm
Les oiseaux sont nettement plus grands que les Grands Eclectus.
 
Mâle:
Le vert est plus clair en comparaison de l’espèce nominale avec un reflet un peu jaunâtre. Le rouge sur les flancs est plus étendu. Les rectrices ont un bord nettement jaune.
Femelle:
Le plumage rouge correspond avec celui du grand éclectus, mais avec des sous-caudales jaunes et un très large bord jaune sur les rectrices, comme on peut le voir clairement sur les photos jointes.
 
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 Photos: A. Huyghe, F. Desmedt, A. Baert.

Distribution
Voir point 2 chez les sous-espèces
 
L’éclectus de Nouvelle-Guinée
 (Eclectus roratus polychloros)
 
Cette sous-espèce est souvent élevée et est donc aussi la plus connue, suivie par l’éclectus Vosmaeri et l’éclectus des îles Salomon.
 
Description
Taille: 37 cm.
 
Mâle: 
Ressemble beaucoup à la forme nominale, mais la couleur verte est un peu plus jaunâtre. Les grandes rémiges bleues possèdent un bord vert net sur le vexille extérieur. Le dessus de la queue est vert avec un bord étroit jaune, le dessous est noir avec un bord jaunâtre d’environ 10 mm.
Femelle:
La couleur dominante est rouge, la poitrine y inclus. Les ailes sont brun-rouge. La couleur du ventre, des flancs, des couvertures du dessous des ailes et de la nuque est d’un remarquable bleu foncé à violet. Autour de l’œil, il y a un anneau étroit de couleur bleue. La poitrine rouge est nettement délimitée du ventre bleu-violet. L’arc de l’aile est bleu.
 
Distribution
Cette sous-espèce se rencontre en Nouvelle-Guinée, Salawati, Batanta, les îles Kai et les îles Tobriand.
 
 
L’éclectus de Cornélia (ou éclectus de Sumba)
 (Eclectus roratus cornelia)
 
L’éclectus de Cornélia a été décrit pour la première fois en 1850 par Bonaparte.
 
Description
Avec une longueur de 37 cm et un poids entre 450 et 500 gr, il appartient avec le Vosmaeri aux plus grands du genre éclectus (Le plus grand est l’éclectus d’Australie -eclectus roratus macgillivrayi- avec 40 cm)
 
Mâle:
l’éclectus de Cornélia correspond en couleur et en taille à l’éclectus Vosmaeri. La mandibule supérieure de son bec puissant est orange à rouge, la mandibule inférieure est noire. Les pattes sont grises avec des ongles noirs. Le dessous de la queue est noir avec un bord étroit jaune sale.
Femelle:
la couleur bleu-violet sur la poitrine, le ventre, la nuque et le haut du dos, remarquable chez les autres sous-espèces, manque ici. Il s’agit d’un oiseau entièrement rouge qui est plus foncé sur le dos et les ailes. Le seul contraste se situe au niveau de l’arc de l’aile bleu et le bleu foncé des grandes rémiges. L’iris est jaune clair, le bec est noir et les pattes gris foncé avec des ongles noirs.
 
Distribution
L’éclectus de Cornélia se rencontre sur l’île de Sumba, une des petites îles de la Sonde dans le sud de l’Indonésie, dont la superficie est seulement de 11.153 km².
On y trouve également le cacatoès à huppe orange (Cacatua sulphurea citrinocristata), la perruche à tête de sang de Sumba (Tanygnathus megalorhynchos sumbensis), la perruche de Geoffroy (Geoffroyus geoffroyi floressianus) et le loriquet à tête bleue (ou loriquet arc-en-ciel - Thrichoglossus haematodus fortis)
L’abattage des forêts sur Sumba et le dérangement de leur habitat occasionne de grands problèmes pour les perroquets. Ainsi, il y a quelques années, le cacatoès à huppe orange a été inscrit sur la liste 1 du CITES.
Sur Sumba, le biotope de l’éclectus de Cornélia, le climat est tropical avec des températures entre 23 et 32° C.  La période sèche s’étend de mai à novembre et la période des pluies dure trois mois dans l’est et cinq mois à l’ouest.
Ils vivent essentiellement dans les régions hautes de la forêt humide, généralement seuls ou par couple, rarement en petits groupes. De plus grands groupes peuvent être observés uniquement aux endroits dortoirs.
Les nids se trouvent dans les arbres et palmiers morts à une hauteur de 15 jusqu’à 50 mètres. La profondeur du nid peut varier de 30 cm à 6 mètres.
Leur nourriture est composée de bananes, goyaves, papayes, diverses baies, graines, bourgeons, fleurs et nectar.
 
Dans la volière
Les oiseaux capturés pour le commerce arrivaient en général chez des commerçants Indonésiens où ils étaient entassés dans des cages avec des oiseaux originaires d’autres îles et ceci, le plus souvent, dans des conditions d’hygiène lamentables. Très peu de ces oiseaux arrivaient finalement en Europe. Il est donc logique que cette sous-espèce soit très peu présente chez les éleveurs en Europe.
Entre-temps, ils sont maintenant extrêmement protégés en Indonésie.
 
 
 
L’éclectus de Tanimbar (éclectus de Riedel)
 (Eclectus roratus riedeli)
 
L’éclectus de Tinambar ou de Riedel n’est probablement pas présent chez les éleveurs, mais il existe dans les collections de certains parcs ornithologiques.
 
Description
Taille 33 cm
 
Mâle:
Ressemble beaucoup à la forme nominale (Eclectus roratus roratus) mais un peu plus petit, la nuque et les côtés de la tête sont d’un vert plutôt bleuâtre. Les grandes rémiges sont bleu foncé sans ourlet vert. Le dessus de la queue possède un bord large jaune d’environ 25 mm, le dessous est noir avec un ourlet large jaune. L’iris est orange.
Femelle:
Elle est rouge comme la femelle éclectus de cornélia mais avec des couvertures sous-caudales jaunes. Le dessus de la queue est rouge foncé avec, à l’extrémité, une bande jaune de 35 mm. Le dessous de la queue est foncé à la base passant au rouge et jaune vers l’extrémité.
 
Répartition
L’éclectus roratus riedeli se rencontre uniquement sur les îles Tinambar en Indonésie. Ils habitent les forêts vierges, les terres partiellement boisées et les savanes arborées. Ils visitent régulièrement les terrains agricoles où ils se régalent de céréales. Leur préférence va vers le maïs murissant. On les observe parfois dans les plantations, ceci toujours seuls ou en petits groupes. Leur nourriture est essentiellement composée de divers fruits comme les bananes, papayes, figues, etc…
 
 
 
L’éclectus de Salomon
(Eclectus roratus solomensis)
 
Description
Taille 37 cm
 
Mâle:
Il ressemble au polychloros, mais la couleur verte du corps est d’un ton plus clair et un peu plus jaunâtre. La queue est plus courte et le bout est sur le dessus comme sur le dessous jaune plus clair à blanchâtre. L’iris est brun à rougeâtre. La mandibule supérieure du bec est rose clair, la mandibule inférieure est noire.
Femelle:
ressemble à celle du polychloros, mais les couleurs sont nettement plus intenses. L’anneau oculaire bleu est plus large. Les rémiges sont également plus bleues à la base.
 
Distribution
L’aire de répartition de l’éclectus de Salomon se situe sur les îles Salomon, l’archipel de Bismarck et les îles de l’Amirauté. Leur mode de vie correspond à celui des sous-espèces décrites ci-dessus.
 
Remarque: Cette sous-espèce est en vente très sporadiquement dans le milieu des éleveurs amateurs.
 
Pour conclure, nous parlerons encore de :
 
L’éclectus d’Australie
(Eclectus roratus macgillivrayi )
 
Description
Avec ses 40 cm, c’est le plus grand du groupe. Aussi bien le mâle que la femelle ressemblent beaucoup à l’éclectus de Nouvelle-Guinée, mais ils sont plus grands et possèdent une queue plus longue. Chez le mâle, le bord jaune de la queue fait environ 10 mm de large.
 
Distribution
L’éclectus d’Australie se rencontre sur la péninsule de Cape York. Son mode de vie correspond à celui des autres sous-espèces décrites précédemment.
 
 
Voilà donc pour ce qui concerne les sous-espèces les plus connues. On ne traitera pas des autres, car elles ne sont pas présentes dans les élevages amateurs.
 
 
 
Informations générales 
Non seulement la femelle est la plus joliment colorée, ceci en s’écartant des autres espèces de becs crochus, mais la plupart des possesseurs d’éclectus sont d’accord sur le fait que la femelle est nettement dominante chez cette espèce.
Les exceptions confirment ici cette règle générale. La composition d’un couple n’est certainement pas une tache difficile, vu leur dimorphisme sexuel important. Que l’on obtienne un bon couple d’élevage est une autre affaire.
Il arrive que des couples qui se nourrissent et se bécotent se disputent tout d’un coup violemment, à faire voler des plumes partout. Dans ce cas, si l’on veut éviter des problèmes, il vaut mieux les séparer pendant quelques jours. Si cela ne solutionne pas le problème, il vaut mieux chercher d’autres partenaires.
Il arrive aussi que la femelle ponde des œufs non fécondés. Ceci peut être le cas si l’on met une femelle en âge de reproduire avec un mâle trop jeune. Dans certains cas, la femelle ne veut rien faire avec son jeune partenaire. Dans ce cas également, changer le partenaire peut être la solution.
Néanmoins, changer le partenaire doit se faire très prudemment. L’idéal c’est de loger le nouveau venu dans une volière mitoyenne pour que les oiseaux puissent faire connaissance. Il est aussi recommandé de placer la femelle dans la volière du mâle et non l’inverse. De cette façon, la femelle arrive sur le territoire du mâle et se trouve psychologiquement en position inférieure. Si l’on introduit un mâle dans l’espace de la femelle, celle-ci peut être très agressive avec les suites fâcheuses que l’on imagine.
L’idéal est d’acquérir de jeunes oiseaux que l’on laisse vivre ensemble jusqu’à l’âge de maturité. En ce qui concerne la période de couvaison, des observations dans la nature ont démontré que l’on peut trouver à n’importe quelle saison des nids avec des œufs ou des jeunes. Néanmoins, on a constaté une augmentation des couvaisons pendant la saison sèche, c'est-à-dire d’avril à novembre.
Dans les volières, les éclectus ne sont pas vraiment liés à une saison définie, comme l’on constate chez la plupart de nos becs crochus. Ils peuvent venir en condition de reproduction à n’importe quel moment de l’année, indépendamment des conditions météorologiques.
 
Logement
Même si des résultats de reproduction ont été obtenus dans des cages d’élevage d’un mètre cube, ceci est loin d’être l’idéal. Pour les garder longtemps en condition optimale, les éclectus ont certainement besoin de beaucoup d’espace. Une volière de quatre – cinq mètres n’est pas un luxe superflu. Dans un espace trop réduit, ils ont tendance à s’engraisser, ce qui est néfaste à la reproduction. Comme ils peuvent aussi se reproduire dans les mois froids, il est fortement conseillé de leur donner un bon abri intérieur que l’on peut garder hors gel. Ce qui ne veut pas dire que les jeunes sont fragiles, car ils adorent profiter d’une bonne averse dans la volière extérieure.
 
Reproduction
Un nichoir adapté aura une surface intérieure de 25 x 25 cm et une hauteur de 60 à 80 cm ; diamètre du trou d’envol 10 cm. Aucune importance qu’il s’agisse d’un nichoir de fabrication maison ou d’une bûche naturelle, les deux sont bien acceptés. Une ponte normale comporte 2 œufs, mais on voit aussi des pontes de 1 ou 3 œufs. Surtout par temps froid, il peut arriver qu’il s’écoule plusieurs jours entre la ponte du premier et du second œuf. La durée d’incubation peut varier de 25 à 28 jours, ceci dépend aussi des conditions météorologiques.
Chez les jeunes, les premières plumes apparaissent vers un mois. A partir de ce moment-là, on peut voir le sexe du jeune à la couleur des plumes.
Ils quittent le nid au bout de 11 à 12 semaines et deviennent autonomes vers 15 semaines. Il faut attendre environ 1 an pour les voir dans leur plumage d’adulte.
La plupart des jeunes sont aptes à la reproduction à 3 ans. Que certains oiseaux ne montrent de l’intérêt pour la reproduction qu’à 5 ans n’est certainement pas exceptionnel.